On parle souvent des grands projets nucléaires… mais beaucoup moins de ceux qui assurent, concrètement, que tout circule en toute sécurité.
Nous avons échangé avec Azzeddine, inspecteur transport chez Amaris, pour comprendre son quotidien sur des opérations sensibles.
« Mon rôle, c’est de contrôler que tout se passe comme prévu… et surtout comme exigé »
Azzeddine, votre métier est assez peu connu… si vous deviez l’expliquer simplement ?
Je suis responsable d’exploitation du combustible usé. Concrètement, je supervise les opérations de transport : les arrivées, les départs, les chargements et déchargements.
Quand vous dites “superviser”, vous êtes sur le terrain ?
Oui, toujours. Je suis au point de contact entre la logistique et la sûreté. Mon rôle, ce n’est pas de faire à la place des équipes, mais de contrôler que tout se passe comme prévu… et surtout comme exigé.
Donc vous êtes un peu le “garant” du bon déroulement des opérations ?
Exactement. Je m’assure que toutes les conditions sont réunies, que les règles sont respectées et que s’il y a un écart, on réagit immédiatement.
« Notre objectif est de faire le lien entre le client et le fournisseur »
Vous travaillez seul ou avec d’autres acteurs ?
Ma situation est un peu particulière parce que je suis seul lors de mes déplacements mais quand je me rends chez le client ou le fournisseur je suis avec des équipes. Ce sont les temps d’attentes qui peuvent être longs et où l’on est parfois isolé. Notre objectif est de faire le lien entre le client et le fournisseur.
Ça demande pas mal de coordination j’imagine…
Oui, et surtout de la réactivité. Parce que sur le terrain, il y a toujours des imprévus, on peut être appeler à tout moment pour inspecter.
Par exemple ?
Un décalage de planning, une contrainte logistique, ou parfois une incompréhension entre acteurs.
Dans ces moments-là, il faut analyser vite et proposer une solution concrète. Franchir les obstacles, trouver des solutions, c’est ça qui fait l’intérêt du métier, c’est là où l’on apporte le plus de valeur.
« Sur le terrain, il y a toujours des imprévus »
On imagine quand même un environnement très encadré… est-ce qu’il y a de la place pour l’imprévu ?
Justement, il y en a beaucoup.
Le cadre est strict, mais le quotidien ne l’est pas toujours. Il faut savoir s’adapter en permanence.
Le rythme est soutenu ?
Il est surtout irrégulier.
Il peut y avoir des moments très intenses… et d’autres avec plus d’attente. Il faut savoir gérer ça.
Ce n’est pas frustrant parfois ?
Ça peut l’être, oui. Mais ça fait partie du métier. Et ça reste compensé par le fait d’agir concrètement quand c’est nécessaire.
« On n’a pas le droit à l’erreur »
Vous avez parlé de sûreté… c’est une pression constante ?
Oui, on est sur des opérations sensibles. Chaque étape compte.
On n’a pas le droit à l’erreur.
C’est ce qui rend le métier exigeant… ou motivant ?
Les deux.
C’est exigeant, mais c’est aussi ce qui donne du sens à ce qu’on fait.
« C’est un métier qui s’apprend dans le temps »
Comment devient-on inspecteur transport dans ce domaine ? Il y a un parcours “classique” ?
Pas vraiment. C’est un métier qui s’apprend dans le temps.
Donc pas de formation unique ?
Non. Il y a des formations réglementaires, bien sûr, mais surtout beaucoup de terrain. Au début de notre formation, on passe plusieurs semaines en binôme avec un inspecteur plus expérimenté pour apprendre les rudiments du métier.
Donc la transmission est essentielle ?
Elle est clé.
C’est un métier rare, avec peu de profils. Si on ne transmet pas, on perd le savoir-faire. C’est pour cela qu’Amaris forme des inspecteurs transports depuis plus de 20 ans.
C’est un enjeu aujourd’hui ?
Oui, clairement. Il faut capitaliser sur ces compétences, les formaliser, les partager.
« Quand il y a un problème et qu’on trouve une solution, on voit directement l’impact »
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
Le côté concret. Quand il y a un problème et qu’on trouve une solution, on voit directement l’impact. Il y a aussi le fait qu’on voyage beaucoup et donc on visite le pays.
Et ce qui est le plus difficile ?
La gestion des aléas et l’exigence permanente. Il faut être concentré en permanence.
Dernière question : comment Amaris Group vous accompagne au quotidien ?
Amaris Group me fait confiance, et je suis assez autonome dans mes missions, c’est ce qui rend le métier agréable. Je peux bien sûr les appeler si nécessaire, ils sauront toujours m’aider et m’épauler. C’est aussi une fierté de représenter Amaris Group dans les différents projets où nous sommes appelés.
Propos recueillis par Clémence Romaneix
Chargée de com Amaris Group